50 ans: le Bacouni s’en approche !
A l’heure où j’écris ces lignes (ndlr : dimanche 24 novembre), le Bacouni célèbre son anniversaire.
Dans un an, je passerai le cap du demi-siècle mais pour le moment je peux encore utiliser le chiffre 4 à gauche pour écrire mon âge.
Non, je n’ai pas 49 ans !
Pour être plus précis, j’ai très exactement 18 ans et 31 ans d’expérience.
Non pas que mon âge me dérange ou m’inquiète – tout ça, ce ne sont que des chiffres – mais j’aime bien l’exprimer de cette manière.
Malgré mes presque 50 ans, dans ma tête, j’ai souvent 30 ans, voire moins (même beaucoup moins selon ma fille).
Il n’empêche que dans 365 jours, j’aurais quand même vécu la moitié d’un siècle, et ça c’est pas anodin.
18’258 jours, soit 438’192 heures passées sur cette planète depuis mon premier cri à la clinique de Sion en un certain 24 novembre 1975.
Et en ce dimanche de rédaction de couennes, la Suisse vit une fois de plus au rythme des votations fédérales et cantonales.
Le Valais a rejeté la loi sur le climat et donc clairement expliqué au Grand Conseil qu’il n’y avait aucune raison d’aller plus vite que l’agenda fédéral en matière de neutralité carbone.
Les bâlois ont accepté très largement le crédit pour l’organisation du prochain concours de l’Eurovision, mettant ainsi une belle claque aux grenouilles de bénitiers préhistoriques de l’Union Démocratique Fédérale.
Et au niveau suisse, on retiendra principalement le refus du peuple de l’élargissement de 6 tronçons d’autoroutes sur le territoire de notre belle Confédération.
Plus de 50 ans après son ouverture, l’A1 entre Le Vengeron et Coppet ne sera pas élargie.
Et pour une fois, y a pas que les romands qui sont montés au créneau…avec ou sans leur bagnole.
Quelques cantons alémaniques ont eux aussi refuser la politique de mobilité d’un autre siècle de notre conseiller fédéral bernois.
Pas de barrière de Röstis donc, mais plutôt une barrière face à Rösti.
Les suissesses et les suisses ne se sont pas non plus laissé avoir par la modification du droit du bail permettant aux propriétaires de libérer plus facilement leurs logements pour leur propre usage.
Je vais me faire plein d’amis en Valais, patrie des propriétaires, mais je prends le risque (même pas peur).
J’ai été moi-même locataire durant plus de 15 ans et le rapport de force entre proprios et locataires est déjà bien assez disproportionné comme cela sans qu’on accorde encore plus de facilités aux premiers au détriment des deuxièmes.
Quant à la modification du financement des soins, il a suscité à peu près autant d’intérêt que la Conseillère fédérale en charge de la défendre.
Une modification cosmétique sans effet significatif sur les coûts de la santé : on demande juste à Paul de payer un peu plus pour que Jacques puisse payer un peu moins.
Après presque 50 ans, espérons que nos parlementaires fédéraux osent enfin une fois trouver de vraies solutions pour freiner la hausse des coûts de la santé.
Et quand je parle de vraies solutions, je ne fais évidemment pas référence à l’initiative que veut lancer le parti socialiste en Valais avec son idée de plafonnement digne d’un socio-collectivisme qui rendrait jaloux Lénine et Trostsky.
Enfin bref !
Ces résultats de votations font plaisir pour un de leurs aspects précis : celui qui consiste à dire tout simplement NON à ce que le pouvoir exécutif et le législatif ont mis sur pieds.
Nos voisins français descendent dans la rue pour dire quand ils ne sont pas d’accord.
En Suisse, depuis 3 x 50 ans, on glisse notre bulletin dans l’urne.
C’est tout aussi, voire bien plus puissant et cela devrait permettre à nos politiciens de retrouver le sens des réalités du terrain, déconnectés qu’ils sont bien souvent de la vie quotidienne de celles et ceux qui les ont élus.
Mais je vais arrêter là avec le séreux de la politique car je n’ai pas envie d’en faire la marque de fabrique de ma journée d’anniversaire.
Changeons donc de sujet si vous le voulez bien.
Hier soir, j’ai regardé le match de football qui opposait Lausanne au FC Sion.
Pas désagréable à visionner pour être honnête, malgré un manque cruel de réalisme de la part des danseuses à Tholot.
Il a apparemment la confiance absolue de son Président, notre ami « Didjier ».
Avec la mauvaise passe (si j’ose dire) qu’a vécu le FC Sion depuis 3 mois, la norme aurait voulu que l’entraîneur « gicle ».
Mais il semble que ce ne soit plus la mode à la porte d’Octodure, et c’est tant mieux.
De toute manière, CC a trouvé son maître en matière de licenciement expéditif de coach, ce qui le pousse peut-être à plus de retenue depuis quelques mois.
Le Club italien de Piacenza (série D) a en effet récemment fait parler du lui en pratiquant le licenciement d’entraîneur le plus rapide de l’histoire du ballon rond.
Engagé le matin du 19 novembre, Simone Bentivolgio a en effet dirigé son premier entraînement et a ensuite résilié son contrat d’un commun accord avec le Président du Club.
Ce dernier a visiblement manqué de patience, malgré le nom de son club.
C’est ainsi qu’il a engagé un remplaçant dans la foulée en la personne de Stefano Rossini.
Ce dernier avait été viré en octobre, non pas de l’Office Fédéral des Assurances Sociales, mais du poste d’entraîneur du club de…..Piacenza.
Là on se croirait quand même un peu au FC Sion avec les exemples de Tholot ou Tramezzani qui sont venus, partis et revenus plusieurs fois sur les bords du Rhône.
En bien moins de 50 ans !
Quel sketch ce foot : entre la valse des entraîneurs et les pas de danses des starlettes gominées, on se croirait parfois plus proche du Béjart Ballet que des successeurs à Balet.
Si vous n’avez pas la référence de la phrase ci-dessus, sachez que je vous parle d’un temps que les moins de 49 ans ne peuvent pas connaître.
S’il lit ces lignes, je suis persuadé par contre que le vainqueur des Coupes de Suisse de 1980, 1982 et 1986 saura se reconnaître.
Sur ces paroles que je vous laisse seuls à juger de la bonté ou de la beauté, je vous dis à bientôt pour de prochaines élucubrations déjantées.
D’ici là, croquez la vie à pleines dents et n’oubliez pas qu’une journée sans rire est une journée perdue !
Samuel Sierro, Vex
(Edition du Confédéré du 29 novembre 2024)